TEXTE DU JOUR

 

Commentaire du 2e dimanche de Pâque, 8e jour de l’octave :

Quand quelqu’un vous dit de ne pas faire votre Thomas, ça veut dire que vous ne le croyez pas. Dans le langage courant, Thomas a pris une place qui manifeste l’incrédulité. Je connais quelqu’un qui me raconte souvent de nouveaux projets qu’il dit être en train de réaliser et parfois, je lui dis que je suis comme Thomas : je veux voir pour croire. Le 2e dimanche de Pâque qui termine l’octave est aussi le dimanche de la miséricorde, mais il pourrait être appelé le dimanche de Thomas. Dans l’Évangile, Thomas a manqué la première apparition de Jésus ressuscité aux disciples réunis au Cénacle. Il refuse énergiquement de croire qu’ils ont vu le Seigneur et dit : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » À mon avis, avant d’être incrédule, Thomas est surtout un passionné et le Seigneur a écouté sa prière puisqu’il lui est apparu huit jours plus tard. Cela nous a valu une des plus belles professions de foi de l’Évangile : « mon Seigneur et mon Dieu ! » Le Seigneur nous invite à lui demander des grâces. Présentement, en ce dimanche ! À l’image de Thomas, que notre prière devienne insistante pour que le Seigneur agisse, malgré les portes closes de nos églises.

Seigneur, nous sommes tous chez-nous, nous ne pouvons pas trop sortir, vient à notre rencontre comme tu l’as fait pour tes disciples; même si les portes étaient closes, donne-nous ta paix, souffle sur nous ton Esprit-Saint et écoute nos prières. Dans la joie de Pâque, je demande au Seigneur ressuscité de vous bénir + Amen !
Louis-Philippe Provost, ptre.

 

Commentaire du Vendredi saint :

Après un tsunami en Indonésie, un journaliste occidental, qui couvrait la catastrophe, demandait à tout le monde : « où est Dieu ? » Comme pour manifester l’impuissance de Dieu et douter de sa bienveillance. Quelques jours après, il était témoin d’une distribution de nourriture et à la fin, tout ce qu’il restait pour une petite fille c’était une simple banane. La petite fille alla retrouver ses deux petits frères, sépara la banane en deux et donna une moitié à chacun. Le journaliste, en étant témoin de la scène, fut bouleversé par ce geste. Par la suite, il continua son travail en disant au monde : « j’ai vu Dieu ! » Le Vendredi saint nous confronte à une sorte d’impuissance de Dieu. Et pourtant, Dieu donne sa vie pour nous. Désormais, toutes souffrances ne lui sont pas inconnues. Où est Dieu ? Il est là sur la Croix. Nous sommes devant le mystère de la foi, c’est un « Dieu caché » qui habite chaque réalité humaine. Les nuages parfois peuvent nous empêcher de voir le soleil, mais nous savons que le soleil est là. Osons aujourd’hui offrir nos souffrances à Jésus pour qu’il les porte avec nous et accueillons ce Dieu sauveur et libérateur.

Marie comme cette neige qui a envelopper la nature aujourd’hui, nous te demandons de venir nous envelopper de ta présence pour nous conduire à ton fils Jésus, toi Marie qui est rester debout au pied de la Croix, vient nous aider à rester debout à travers tout ce que nous vivons présentement. Je demande à Dieu de nous permettre de regarder la Croix avec beaucoup de confiance pour voir un Dieu qui habite toutes nos réalités humaines et qu’il vous bénisse + Amen !
Louis-Philippe Provost, ptre.

 

Bon Jeudi saint. Ce matin dans la liturgie officielle de l'Église c'est la messe chrismale. C'est le moment pour l'évêque de rassembler les prêtres pour célébrer le renouvellement de leurs engagements envers Dieu et le peuple. Bien sûr, par commodité, cette messe est souvent déplacés le mardi ou le mercredi saint. Durant cette eucharistie, l'évêque bénie les huiles des catéchumènes, ceux qui se préparent au baptême, et l'huile de malades. Il consacre le Saint-Chrême, qui sert à consacrer ceux qui reçoivent le sacrement du baptême et ceux qui reçoivent le sacrement de l'ordre, les évêques, les prêtres et les diacres. C'est pour cela que le jeudi saint, est le moment particulier pour rendre hommage à ceux qui par vocation se consacre au service de Dieu et de son peuple. Ils se donnent par amour, pour que chacun puisse trouver leur voie pour rencontrer Dieu. Je vous invite donc à prier pour les prêtres, pour qu'ils soient de saint et de sain prêtres.

 

 

Commentaire du Jeudi Saint :

Vous êtes vous déjà posé la question pourquoi à la messe, nous utilisons le pain et le vin ? Bien sûr, il y a un lien avec la culture, la religion et la tradition juive. Cependant, c’est la symbolique qui m’intéresse. Remarquons que le pain est la nourriture préférée des petits enfants, il faut presque le cacher pour qu’il n’en mange pas trop. Le pain est une nourriture de base : « donne-nous notre pain quotidien », disons-nous dans le Notre Père. Dieu veut nous mourir de sa présence chaque jour. Et qu’en est-il du vin ? Dans la Bible, le vin symbolise la joie. Le vin montre l’abondance de la grâce de Dieu. Nous n’épuiserons jamais l’abondance de l’Amour de Dieu pour nous. « Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif ». Ça m’a fait penser à une petite blague : j’ai préféré le vin d’ici à l’au-delà. Je vais reformuler à ma manière : j’ai préféré le pain et le vin de l’Eucharistie qui me prépare à l’au-delà. Je sais que vous êtes privés de la communion présentement, mais soyez sûr que si vous demandez à Dieu de venir vous nourrir de sa présence, il viendra certainement ! Comme prêtre, je vous assure que je célèbre la messe pour vous à cette intention : que Dieu vienne vous nourrir de sa présence.

En ce jeudi saint, jour de l’institution de l’Eucharistie et jour où Jésus a lavé les pieds de ses disciples pour leur montrer le chemin du service, demandons à Dieu de venir nous combler de son Amour infini pour que nous n’ayons plus à puiser avec effort à des puits qui nous donne seulement un petit contentement, que Dieu nous purifie par son sacrifice pascal et qu’il vous bénisse + Amen !
Louis-Philippe Provost, ptre.

Commentaire du mercredi saint :

« C’est chez toi que je veux célébrer la Pâque », nous dit Jésus dans l’Évangile du jour. Cette parole nous la recevons d’une manière toute spéciale cette année. Puisque nous ne pouvons pas aller à l’église ou visiter notre famille et nos amis, nous allons recevoir chez nous un hôte bien adorable et unique. Peut-être que, si ce n’est pas déjà fait, nous pouvons avoir un petit coin de prière où nous pouvons rencontrer Dieu d’une manière particulière ou, pourquoi pas, lui faire une place à table de jeudi à dimanche pour qu’il vienne prendre les repas avec nous. La Pâque est d’abord un repas, que le Seigneur transforme pour s’offrir en nourriture afin que tous soient nourrit de la vie de Dieu. Accueillir le Seigneur qui veut demeurer chez nous, c’est aussi quelque chose de très profond et qui manifeste une réalité très importante dans la vie des chrétiens : nous sommes le temple de l’Esprit de Dieu. Le véritable temple ce ne sont pas les églises, bien qu’elles soient importantes : ce qui veut dire que chaques baptisés sont les pierres vivantes de l’Église. À cette approche de Pâque, nous pouvons être comme le disciple bien-aimé de Jésus qui appui sa tête sur le cœur de Jésus pour que Jésus nous partage les richesses de la vie de Dieu.

Demandons à Jésus de venir demeurer chez nous, préparons notre espace de vie et surtout notre espace intérieur pour que le Seigneur vienne manger la Pâque chez-nous, que le Seigneur nous montre le rayonnement de sa présence et qu’il vous bénisse + Amen !
Louis-Philippe Provost, ptre.

« Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour » (Jn 8, 51-59)

 

Commentaire de l’Évangile du jour :

Comment connaitre réellement le Seigneur ? Tout le monde connait les girafes, cependant j’ai entendu dire que c’était un coup monté. Blague à part, les girafes ont un problème spirituel, c’est que leur tête est très loin de leur cœur. Pour connaitre le Seigneur, nous sommes invités à passer de la tête au cœur. Nous devons être comme les sangliers, pas dans leur rusticité, mais dans le fait qu’ils ont un très petit cou : leur tête est très proche de leur cœur. Bien sûr, ce sont des métaphores, je n’ai rien personnellement contre les girafes. Dans les Évangiles de ces jours-ci, il y a des juifs qui ne comprennent pas Jésus. C’est que leur foi en Dieu semble être une foi seulement intellectuelle attachée à leur conception de Dieu. Même s’il est important d’articuler notre foi par notre intelligence, nous pouvons réaliser que c’est un danger aussi pour nous de comprendre notre foi en Dieu seulement avec notre tête. Croire en Dieu, suivre Jésus et devenir ses disciples, c’est surtout une question de cœur. Demandons à Jésus de nous faire goûter à son Amour et faire l’expérience des disciples qui est de nourrir sa vie spirituelle dans une relation d’amour avec un Dieu de bonté.

Jésus rend nos cœurs semblables au tien pour aimer comme toi tu as aimé le monde et donner notre vie par amour dans toutes les situations que Dieu nous demande de vivre. Que Dieu nous permette de le rencontrer dans une relation d’amour sincère et qu’il vous bénisse + Amen !
Louis-Philippe Provost, ptre.