Ville et paroisses

Pendant de nombreuses années, les historiens ont décrit le Québec francophone comme une société essentiellement rurale, relativement égalitaire et dont la structure fondamentale est la famille.

Unie par une même culture, des valeurs religieuses communes, cette société produit des dirigeants religieux et politiques venant du peuple et reflétant les préoccupations de celui-ci.

Au cours des années 1860, une nouvelle conception de la société québécoise de la fin du XIXe siècle amène les gens de différents milieux, d'origines différentes, et regroupés autour d'une mine, à désirer une autre structure qui répondrait à leurs besoins.

Ces différentes classes sociales scelleront la structure de la municipalité d'Asbestos tout au long de son histoire.

La naissance d'un village en 1881

L'éducation des enfants est primordiale. On ouvre une classe en 1881 au rez-de-chaussée de la maison d'Alfred Senneville. On l'appellera l'École rouge.

Située au coin de la rue Saint-Georges et du chemin de Danville, cette école deviendra rapidement trop petite pour les 96 enfants qui la fréquentent.

Le 1er août 1884, s'ouvre un bureau de poste chez William Church. Le nom Asbestos apparaît sur l'enseigne.

Vers cette époque, M. Alphonse Parenteau ouvre la première boutique de forge.

M. Henry Roux approvisionne les gens par son magasin général.

Grâce à une mine et à son pouvoir démographique, un village est né. C'est ainsi que le village d'Asbestos sera, par proclamation du 27 janvier 1899, détaché du Canton de Shipton et formera une municipalité séparée sous le nom de : « La Municipalité du village d'Asbestos » (voir p. 66 du livre Asbestos).

En 1896, les ouvriers sont de plus en plus en demande à la mine, et ces ouvriers étant, en bon nombre, issus de familles canadiennes et catholiques, présentent une requête demandant un service religieux et dominical au village d'Asbestos.

Asbestos ne cesse de grossir. Cette envolée démographique est à la base de la première paroisse d'Asbestos : Saint-Aimé. La première démarche faite en vue du service religieux date du 7 février 1896.

Le 17 du même mois, Mgr Chalifoux se rend à Asbestos pour une visite. Des faits importants sont mis à jour : Asbestos possède une population de 1 100 âmes, dont 900 catholiques, 500 communiants et 350 non-communiants.

Ces gens résident dans une couronne d'un mille autour de la mine. Le village compte 80 maisons.

Quelques familles seulement possèdent voitures et chevaux pour se rendre à la messe le dimanche à Danville.

Les « gens de la mine » comme on les appelle, n'ont pas de bancs, et ils doivent se tenir debout dans les allées durant le Saint-Office; de plus, ne pouvant être présents au début de la cérémonie, il ne leur est permis de communier à la fin de la messe.

Selon le Frère Fabien, 70 personnes remplissent leur devoir dominical, les autres ne pouvant se rendre à Danville.

Le 26 février 1896, Mgr Larocque enjoint l'ordre à l'abbé Aimé Masson, curé de Danville, de célébrer la messe à Asbestos une fois par mois, de préférence le dimanche.

La mission est temporairement mise en place dans l'École rouge où enseigne Mlle Clara Senneville.

Il faut penser à un lieu pour bâtir une chapelle.

Durant cette même année, le 29 mai, procuration est donnée à M. le curé Masson de faire l'acquisition du terrain Noël au nom de la Corporation Épiscopale. La transaction est réalisée le 4 juillet pour la somme de 200$.

Un an après l'achat de cette terre, une assemblée est tenue pour collecter des fonds auprès de la population afin d'ériger une chapelle en bois, durant l'été.

Le 4 mai 1897, une requête adressée à Mgr Larocque demande un prêtre résidant et l'office religieux tous les dimanches.

La requête est signée par 180 personnes.

La population se chiffre maintenant à 1 052 âmes dont 620 communiants.

La première messe est célébrée le 5 septembre 1897 et le 29 septembre, Mgr Larocque émet le décret d'érection de la mission.

« [...] c'est pourquoi, voulant rendre un devoir rigoureux de notre charge épiscopale, laquelle nous fait une obligation grave de pourvoir, le plus efficacement possible, au bien spirituel des âmes qui nous sont confiées, nous avons résolu de constituer, et, par le présent, décrétons, constituons la susdite localité connue sous le nom d'Asbestos, la mission avec un prêtre résidant. [...] sera notre présent décret lu et publié au prône de la messe de la mission de Saint-Aimé-de-Shipton, le premier dimanche après la réception, puis inséré dans les archives de la dite mission, pour y être conservé. »

« Nous conformant aux prescriptions de la Sainte Église Catholique qui veut que toute mission ou paroisse soit placée sous le vocable d'un Saint inscrit au martyrologe, nous assignons comme titulaire de la nouvelle mission Saint-Aimé, Évêque et Confesseur dont la fête se célèbre le trente et unième jour du mois d'août. »

Cette mission sera connue sous le nom de Saint-Aimé-de-Shipton, puisque son territoire « comprend la moitié nord-est du lot 7 et les lots 8, 9, 10 du deuxième rang, les lots 8, 9, 10 et 11 du troisième rang de Shipton, formant en tout, un territoire de 45 par 48 arpents. »

Un prêtre est désigné le 13 octobre 1897.

Le premier prêtre résidant à Asbestos est l'abbé Antonio Lebel (1897-1907). En attendant la construction du presbytère, il demeure dans la maison de M. Thomas Jutras.

Le presbytère se construit en 1898. C'est M. Delphis Poisson d'Asbestos qui s'en charge.

La même année, on acquiert une cloche pour la chapelle.

La bénédiction de la chapelle et du presbytère a lieu le 30 août 1898 par Mgr Larocque.

Vers l'année 1898, la population d'Asbestos acquiert une terre située sur le lot 9 du 2e rang pour faire un cimetière.

Le Conseil d'Hygiène provincial approuve le projet de cimetière en mai 1898.

La bénédiction du cimetière est faite par Mgr Larocque le 3 septembre 1899. Une foule de fidèles de la paroisse ainsi qu'un grand nombre d'étrangers venus des paroisses voisines assistent à cette impressionnante cérémonie.

À peine arrivé, le nouveau prêtre, M. Antonio Lebel, s'emploie à renforcer l'esprit paroissial.

Le 26 mai 1899, il fonde la Société des Dames de Sainte-Anne.

Le 23 juin 1899, il fonde une congrégation de la Sainte-Vierge.

Le 9 novembre 1906, il fonde la ligue du Sacré-Cœur de Jésus, à l'occasion d'une grande retraite donnée à Saint-Aimé-de-Shipton.

Le but de cette organisation est de propager et de maintenir l'esprit chrétien dans la famille et dans la paroisse. Elle groupe les hommes sous la protection du Sacré-Cœur et s'efforce d'en faire des apôtres actifs pour le bien de la population.

M. l'abbé Antonio Lebel, premier curé d'Asbestos quitte son poste le 17 janvier 1907.

Son successeur est M. l'abbé Charles-Ernest Ouellet.

En fait, il est en charge de la mission de Saint-Aimé depuis peu : huit mois.

Lorsque M. l'abbé Antonio Lebel quitte sa charge le 17 janvier 1907, un vicaire est nommé : M. l'abbé Barthélémy Couillard.

Les fidèles sont de plus en plus nombreux. En 1906, on recense 282 familles dont 1 479 âmes.

Officiellement, il s'agit encore de la mission de Saint-Aimé-de-Shipton. Mais l'existence d'une chapelle et la permanence d'un prêtre résidant au sein d'une communauté de plus en plus grande, constituent ce qu'on peut appeler une paroisse.

En mai 1899, par un arrêté ministériel, la municipalité scolaire d'Asbestos est créée. Dès lors, les enfants quittent l'École rouge pour une nouvelle école qu'on nomme communément l'École blanche. Elle est située à l'angle des rues Saint-Aimé et Panneton. À cette époque, il n'y a que des institutrices laïques. Entre temps, il y a des pourparlers voulant que l'école soit dirigée par des religieuses.

Pour aider à la réalisation du projet, Mgr Larocque autorise M. Lebel à vendre des terrains à la commission scolaire à la condition que « la dite commission des écoles catholiques de Saint-Aimé-de-Shipton, n'utilise ce dit terrain que pour des fins d'éducation et d'instruction, et que les édifices qui y seront construits servent uniquement aux fins d'éducation et d'instruction sous la direction de communautés religieuses. »

Ce projet prend forme en 1909 avec l'arrivée des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. Plus tard, on voit s'élever une école appelée à devenir un couvent.

En 1918, Les Frères du Sacré-Cœur arrivent à Asbestos pour répondre à une demande de la Commission scolaire de prendre en charge l'école des garçons.

L'Église catholique apparaît comme l'élément dynamique de la société et dans ces conditions, il n'est pas étonnant de voir se gonfler les effectifs du clergé.

Outre la paroisse, le curé est amené à s'occuper de sphères diverses.

Le 7 septembre 1907, M. l'abbé Luc-Napoléon Castonguay est nommé troisième curé en titre.

Le 26 septembre 1907, « arriva à la cure de Saint-Aimé-de-Shipton, le Révérend L.-N. Castonguay, avec le titre de desservant » (1907-1948). Dès son arrivée, il se met à la tâche et il « remue bien des affaires : acquisitions de terrains, réparations, constructions ».

Le 3 octobre 1907, on engage le premier bedeau à salaire fixe.

Asbestos, depuis ses débuts, n'est officiellement qu'une mission, et son érection canonique comme paroisse a lieu le 13 mai 1921.

En septembre 1922, Mgr l'Évêque de Sherbrooke écrit au pasteur de la paroisse pour lui annoncer qu'officiellement, à partir de ce jour, il a droit à l'appellation de curé.

L'augmentation rapide de la population rend désuète la petite église de la mission du début. Elle ne répond plus aux besoins pour le service dominical.

L'expansion des opérations minières, amorcée dans les années 1920, fournit l'occasion à la paroisse de se doter d'une nouvelle église (Voir le livre: Asbestos Filons d'histoire, photo p. 122).

De 1923 à 1925, la communauté d'Asbestos met en chantier la nouvelle église Saint-Aimé. Véritable cathédrale dont la bénédiction a lieu le 5 juillet 1925 par Mgr Gagnon, évêque de Sherbrooke.

Trois ans plus tard, on débourse 9 270$ pour la cloche et son système électrique.

Asbestos s'agrandit, de nouvelles rues voient le jour, la population s'accroît considérablement, plusieurs services publics font leur apparition. Cette modernité est prometteuse.

En 1946, la population compte 8 000 âmes et une seule paroisse. C'est alors que Mgr Philippe Desranleau, évêque de Sherbrooke, décide de fonder une deuxième paroisse. Le patron désigné : Saint Isaac Jogues, l'un des grands martyrs canadiens qui marquèrent notre histoire.

En cette même année, la paroisse mère Saint-Aimé-d'Asbestos est donc dédoublée.

Et à la suite de ce partage, le décret d'érection canonique en date du 15 avril 1946, la nouvelle paroisse voit le jour avec, à ses débuts, une population de plus de 600 familles.

Mgr Desranleau désigne comme curé M. l'abbé Alphonse Deslandes (1946-1950).

La nouvelle paroisse débute ses activités le 12 mai 1946. Le même jour, on fait l'élection des marguilliers. On utilise la salle des Chevaliers de Colomb jusqu'en début de septembre de la même année.

On s'empresse de bâtir une chapelle dont le coût s'élève à 100 000$ dont 80 000$ pour la chapelle et de 20 000$ pour le presbytère.

Cette chapelle ouvre ses portes en décembre 1946.

Elle sera remplacée par une belle église en août 1957, inaugurée par Mgr Nazaire Lamarre (1950-1960). Par la suite, dû à certaines circonstances inévitables de la compagnie minière, cette église aura à se déplacer de nouveau en 1976 et elle sera inaugurée par M. l'abbé Gaston Saint-Jean (1960-1982).

Différents curés et vicaires se succèdent

Tout au cours des ans, cette paroisse s'enrichit de différentes organisations, associations, C.P.P., inauguration de la Garde Paroissiale Saint-Isaac-Jogues, ouverture d'écoles, arrivée des sœurs Saint-Joseph, etc.

En 1950, à cause de l'accroissement de la population catholique d'Asbestos, une autre paroisse surgit entre Asbestos (paroisse Saint-Aimé) et Danville. Elle est désignée sous le vocable de Saint-Barnabé.

Jusqu'alors, ce secteur d'Asbestos est considéré comme une desserte. C'est l'abbé Louis-Philippe Camirand, curé de Saint-Aimé, qui, chaque dimanche, va y célébrer la messe.

En 1952, Mgr Georges Cabana, archevêque de Sherbrooke, ordonne la création de la paroisse de Saint-Barnabé et l'abbé Edgar Parent est nommé curé (1952-1960).

Une église est construite pour les besoins du culte au prix de 55 000$. Elle mesure 100 X 50 pieds.

M. l'abbé Aimé Doyon succèdera à l'abbé Parent.

Le 15 avril 1954, M. l'abbé Louis-Philippe Camirand quitte Saint-Aimé après y avoir œuvré comme curé de 1948 à 1954. Photos des prêtres p. 249 (voir livre Asbestos Filons d'histoire).

Il est remplacé par M. l'abbé Roméo Demers. Il est le 5e curé de la paroisse Saint-Aimé (1954-1969).

En 1955, on érige une autre paroisse : Notre-Dame-de-Toutes-Joies. Photo p. 250 (voir livre Asbestos Filons d'histoire).

Les autorités religieuses interprètent les statistiques démographiques de la paroisse Saint-Aimé qui font un bond incroyable.

On réorganise la structure paroissiale d'Asbestos : Saint-Aimé, d'une part, cède à la nouvelle paroisse une partie de son territoire et les 28 familles qui y demeurent, et reprend, d'autre part, 200 familles à Saint-Isaac-Jogues.

Une fois résolus les tracas de la transaction, des terres et des fidèles : « une partie de Saint-Isaac-Jogues et de Saint-Aimé et quelques familles de Wotton et de Danville passent à Notre-Dame-de-Toutes-Joies », la vie religieuse reprend son cours à Notre-Dame-de-Toutes-Joies.

L'abbé Maurice Cloutier, désigné d'abord comme desservant, en 1955, devient le curé de la nouvelle paroisse en 1956. Une nouvelle église est construite le 4 mai 1956.

Le 1er septembre 1957, on vend le premier presbytère de Saint-Aimé et son terrain à la compagnie Canadian John's Manville. Le produit de cette vente sert à l'aménagement de la salle paroissiale et certains travaux du cimetière que l'on doit agrandir et clôturer.

C'est dans un climat d'effervescence que vit la population d'Asbestos dans les années 1950-1960.

On crée des écoles primaires et spécialisées, externat classique, école des métiers, on souhaite un centre hospitalier. La vie culturelle se développe à un rythme soutenu. Photos p. 284 (voir livre Asbestos Filons d'histoire).

Toujours dans cette vague de changements, on voit naître une 5e paroisse nommée Saint-Dominique-Savio, qui est érigée en 1966.

En même temps, l'église de la paroisse Saint-Aimé se relocalise.

Les travaux ayant débuté en mai 1965 pour chacune de celle-ci, l'inauguration et la consécration de ces lieux de culte deviennent une réalité en octobre 1967. Photo p. 284 (voir livre Asbestos Filons d'histoire).

De 1897 à 1967, Asbestos a vu naître cinq paroisses. Suite à un glissement de terrain survenu à cause de l'exploitation de la mine par la Compagnie Canadian John's Manville, la paroisse Saint-Dominique-Savio ferme en 1974. La compagnie minière achète l'église et le terrain. Cet argent sera réparti dans chacune des paroisses existantes à Asbestos au prorata du nombre de paroissiens. Chaque paroisse pourra ainsi effacer sa dette.

En 1977, la paroisse Saint-Isaac-Jogues se porte acquéreur d'un terrain appartenant la Commission scolaire d'Asbestos et situé entre la rue Chassé, le boulevard Simoneau et le boulevard Saint-Louis. Ceci en vue d'une nouvelle construction.

La vente de l'ancienne église et du terrain de la paroisse Saint-Isaac-Jogues à la compagnie minière s'effectue en 1978.

Dans la nuit du 4 au 5 août 1978, la population d'Asbestos vivait une tragédie lors d'un accident survenu au Lac d'Argent à Eastman faisant 40 morts. La cérémonie funèbre a lieu à l'aréna d'Asbestos.

Le 13 juillet 1980, la première messe est célébrée dans la nouvelle église Saint-Isaac-Jogues. Le 14 septembre de la même année, Mgr Jean-Marie Fortier vient procéder à la bénédiction. C'est la troisième église en 34 ans d'existence pour cette paroisse.

En 1982, départ de l'abbé Gaston Saint-Jean, curé depuis 12 ans à la paroisse Saint-Isaac-Jogues. Il sera remplacé par l'abbé Angelbert Lacroix déjà vicaire à cette paroisse.

L'année 1984, apporte le départ des Frères du Sacré-Cœur qui œuvraient à Asbestos depuis 1918.

Lancement du système de la Contribution Volontaire Annuelle (C.V.A.) en 1985.

Arrivée de l'abbé Guy Gilbert en 1986 comme vicaire à la paroisse Saint-Isaac-Jogues. Il devient le 21e vicaire à avoir œuvré dans cette paroisse.

Le 18 janvier 1996, une rencontre est prévue entre Mgr André Gaumond, évêque auxiliaire (co-adjuteur) et le Comité Ad Hoc (comité qui existe depuis environ un an) concernant le réaménagement des paroisses d'Asbestos. Le nombre de prêtres qui décroît (l'âge moyen étant de 65 ans), le coût astronomique pour l'entretien des lieux, le nombre de fidèles qui diminuent font en sorte qu'un tel comité se penche sur l'avenir des paroisses de notre ville.

Le 14 avril 1996, débute la fête du 50e anniversaire de la paroisse Saint-Isaac-Jogues.

Le 20 octobre de la même année, la paroisse Notre-Dame-de-Toutes-Joies fête ses 40 ans d'existence.

Dorénavant, un feuillet paroissial unique pour les quatre paroisses d'Asbestos devient réalité depuis le 22 septembre 1996.

Le 29 septembre de la même année, accueil de Mgr André Gaumond comme archevêque de Sherbrooke. L'événement se déroule en la Cathédrale Saint-Michel-de-Sherbrooke.

En 1998, le 23 avril à Saint-Barnabé, une première rencontre entre les quatre Conseils de Pastorale Paroissiale (C.P.P.) a lieu en vue de l'unification. En septembre de la même année, le nouveau Conseil de Pastorale Paroissiale est formé avec des membres de chaque paroisse.

Le premier août 1998, le curé de la paroisse Saint-Aimé, l'abbé Gilles Gauthier, est affecté dans une autre paroisse à Disraëli. L'administration de la paroisse Saint-Aimé est donc transférée à la paroisse Saint-Isaac-Jogues, mais le lieu de culte reste ouvert. C'est l'abbé Anglebert Lacroix, curé à Saint-Isaac-Jogues ainsi que le vicaire, l'abbé Guy Gilbert, qui assument le ministère de la paroisse Saint-Aimé.

En ce qui concerne la cure de la paroisse Saint-Barnabé, assumée depuis 1993 par la paroisse Saint-Aimé, elle est maintenant transférée à la paroisse Notre-Dame-de-Toutes-Joies.

Un décret du diocèse de Sherbrooke annonce la fermeture de la paroisse Saint-Aimé, la plus ancienne des paroisses de la ville d'Asbestos, le 30 novembre 1999. Le territoire de la dite paroisse se rattachant à la paroisse Saint-Isaac-Jogues. La ville d'Asbestos se porte acquéreur de l'église pour y installer la bibliothèque municipale et aménager des locaux qui serviront à différents organismes dont le Musée Minéralogique d'Asbestos.

Le premier août 2000, l'abbé Angelbert Lacroix quitte son ministère pour des raisons de santé et il sera remplacé par l'abbé Clément Croteau, fils de Jean-Paul Croteau et Simonne Boislard d'Asbestos. L'abbé Croteau qui a érigé la paroisse Saint-François-d'Assise à Sherbrooke est nominé par le diocèse de Sherbrooke, curé à Saint-Isaac-Jogues avec la lourde tâche de prendre en charge la fermeture des paroisses Saint-Barnabé et Notre-Dame-de-Toutes-Joies.

Le diocèse de Sherbrooke décrète la fermeture des paroisses Saint-Barnabé et Notre-Dame-de-Toutes-Joies en date du 31 janvier 2001. L'église de Saint-Barnabé est vendue à une entreprise de confection de vêtements et celle de Notre-Dame-de-Toutes-Joies est vendue à la ville d'Asbestos pour en faire une salle Communautaire ainsi que le presbytère qui servira à reloger des organismes et des activités qui se tenaient dans l'ancien Pavillon au parc Dollard. L'harmonie d'Asbestos aura aussi des locaux dans le presbytère.

Les paroissiens et paroissiennes des églises qui sont fermées vivent cet évènement comme un deuil, mais c'est aussi la naissance d'une communauté qui s'unit et se rassemble dans une même église pour fraterniser.

Suite à ces changements, des modifications importantes sont nécessaires à la paroisse Saint-Isaac-Jogues. La construction d'une nouvelle voûte aménagée au sous-sol dans une partie du garage, devient nécessaire pour loger tous les documents venant des autres paroisses. Un système informatique plus approprié ainsi qu'un système de téléphonie sont installés pour le bon fonctionnement du secrétariat. Des travaux majeurs concernant les systèmes de chauffage et d'éclairage de l'église et du sous-sol ont permis l'économie d'énergie et d'argent.

Le puits de lumière dans le chœur de l'église est fermé par l'extérieur, éliminant par le fait même toutes les infiltrations d'eau qui causent des problèmes depuis la construction. La statue de Notre-Dame-de-Toutes-Joies servira à une petite chapelle spécialement aménagée dans un coin de l'église où les gens peuvent aller se recueillir en dehors des heures de la célébration de la messe.

Une entente entre les évêques des diocèses de Sherbrooke et de Nicolet à l'effet que la paroisse Saint-Isaac-Jogues desserve la Mission Sainte-Maria-Goretti des Trois-Lacs pour les services pastoraux. Cette entente entre en vigueur le premier janvier 2004 et se renouvelle automatiquement d'année en année à moins d'avis contraire stipulant que l'entente ne se renouvellera pas. Le cas échéant, cet avis pourra être émis par l'une ou l'autre des parties au moins six mois avant son échéance.

Suite à la cessation du ministère des abbés André Monfette et Jean-Bruno Lefebvre, Mgr Raymond St-Gelais, évêque de Nicolet, nous annonce que le ministère dominical cessera à la Mission Sainte-Maria-Goretti. Le 21 juin 2009 une dernière messe fut célébrée par Mgr Raymond St-Gelais accompagné du curé de notre paroisse M. l'abbé Gilles Gauthier.

 

Notes puisées dans le livre Asbestos Filons d'histoire ainsi que dans les feuillets paroissiaux.

50 ans de vie à Saint-Isaac-Jogues

Noms des curés

Saint-Aimé

M. l'abbé Antonio Lebel (1897-1907)
M. l'abbé Charles-Ernest Ouellet (1907)
M. l'abbé Luc-Napoléon Castonguay (1907-1948)
M. l'abbé Louis-Philippe Camirand (1948-1954)
M. l'abbé Roméo Demers (1954-1969)
M. l'abbé Camille Parenteau (1969-1975)
M. l'abbé Jean Falardeau (1975-1987)
M. l'abbé Gilles Gauthier (1987-1998)

Saint-Isaac-Jogues

M. l'abbé Alphonse Deslandes (1946-1950)
Mgr Nazaire Lamarre (1950-1960)
M. l'abbé Edgard Parent (1960-1970)
M. l'abbé Gaston Saint-Jean (1970-1982)
M. l'abbé Angelbert Lacroix (1982-2000)
M. l'abbé Clément Croteau (2000-2008)
M. l'abbé Gilles Gauthier (2008-2013)

M. l'abbé Valentin Malundama Baluyudidi (2013-2015)

M. l'abbé Patrick Côté en poste depuis 2015

Saint-Barnabé

M. l'abbé Edgard Parent (1952-1960)
M. l'abbé Aimé Doyon (1960-1964)
M. l'abbé Lucien Poulin (1964-1971)
M. l'abbé Fernand Morin (1971-1979)
M. l'abbé Georges-Henri Laliberté (1979-1984)
M. l'abbé Benoît Houde (1984-1993) et (1998-2000)
M. l'abbé Gilles Gauthier (1993-1998)

Notre-Dame-de-Toutes-Joies

M. l'abbé Maurice Cloutier (1955-1967)
M. l'abbé Hervé Lizée (1967-1971)
M. l'abbé Gérard Grégoire (1971-1984)
M. l'abbé Edmond Pouliot (1984-1993)
M. l'abbé Benoît Houde (1993-2000)

Saint-Dominique-Savio

M. le Chanoine Damien Lessard (1966-1974)

Statistiques pour l'année 2008

Paroisse Saint-Isaac-Jogues

Population totale: 6 588
Nombre de familles catholiques: 3 807
Baptêmes: 49
Mariages: 8
Funérailles: 75
Sépultures: 88
Confirmations: 30
Premières Communions: 22